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Samedi 27 juin 2026

Québec → Saint-Jean-Port-Joli (prévu : La Pocatière)

Premiers coups de pédale vers Halifax

Réveil à 5 h 30 pour cette première journée. Le temps des derniers préparatifs, de vérifier une dernière fois que rien n’a été oublié, de dire au revoir à la famille et de prendre quelques photos avant le grand départ. Nous quittons enfin la maison à 7 h, direction le traversier de Québec que nous embarquons à 7 h 30.

À bord, nous faisons une rencontre aussi inattendue que marquante. Nous discutons avec un cycliste qui part lui aussi pour quelques jours de voyage. Au fil de la conversation, nous réalisons que nous nous étions déjà rencontrés en 2019, à Cap-Santé. Il terminait alors, avec un ami, sa traversée du Canada à vélo. C’est cette rencontre qui nous avait donné l’envie de nous lancer, nous aussi, dans cette aventure. Sept ans plus tard, nos chemins se croisent à nouveau. La boucle est bouclée.

La première partie de l’étape est très agréable, alternant pistes cyclables et petites routes avec quelques dénivelés. Nous faisons une première pause à Saint-Vallier, sur la place de l’église, un endroit calme et agréable où nous prenons notre petit-déjeuner.

Très vite, je remarque que Titi manque de jambes. Les cuisses sont déjà douloureuses et chaque kilomètre semble un peu plus difficile que le précédent. Nous faisons une pause déjeuner à Montmagny, dans un petit parc près du Musée de l’accordéon.

L’après-midi est plus compliquée. Les douleurs musculaires s’intensifient et l’accumulation d’acide lactique rend la progression de plus en plus difficile. En arrivant à Saint-Jean-Port-Joli, nous décidons finalement d’y arrêter notre journée. Nous avons parcouru 110 kilomètres, il en reste une vingtaine pour atteindre La Pocatière, notre objectif initial, mais il est plus raisonnable de ne pas insister. Un voyage comme celui-ci se construit étape après étape, et il vaut parfois mieux savoir s’arrêter que vouloir absolument respecter le programme.

La nuit sera à l’image de cette première journée : un peu compliquée. L’humidité est très présente et le froid finit par s’installer. Je me réveille à 4 h 20 sans parvenir à me rendormir. Ce n’était pas la nuit la plus reposante, mais c’est aussi ça, le voyage.

 

 

First Pedal Strokes Toward Halifax

Saturday, June 27, 2026. The alarm goes off at 5:30 a.m. Time for the final preparations: packing the last items, checking that nothing has been forgotten, saying goodbye to the family, and taking a few photos before setting off. We leave home at 7:00 a.m. and arrive just in time to board the Québec City ferry at 7:30.

On board, we have an unexpected and memorable encounter. We strike up a conversation with another cyclist who is setting off on a shorter tour. As we talk, we realize that we had already met him back in 2019 in Cap-Santé. At the time, he and a friend were finishing their cross-Canada cycling journey. It was that meeting that inspired us to take on our own ride across Canada. Seven years later, our paths cross once again. The circle is complete.

The first part of the day is very enjoyable, following a mix of bike paths and quiet roads with a few gentle climbs. We stop for breakfast in Saint-Vallier, on the square in front of the beautiful village church.

Before long, I notice that Titi isn’t feeling his best. His legs are already sore, and every kilometre seems a little harder than the last. Around noon, we stop in Montmagny for lunch in a small park near the Accordion Museum.

The afternoon proves more challenging. The pain in his legs keeps increasing, and the buildup of lactic acid makes riding more difficult with every kilometre. When we reach Saint-Jean-Port-Joli, we decide to end the day there. Our original goal was La Pocatière, still about 20 kilometres away, but pushing on wouldn’t have been the right decision. A journey like this is built one stage at a time, and sometimes the wisest choice is to stop, recover, and start fresh the next morning.

The night turns out to be just as challenging as the day. The air is damp, and the cold gradually settles in. I wake up at 4:20 a.m. and can’t get back to sleep. It wasn’t our most restful night, but that’s also part of life on a bicycle tour.