Dimanche 17 juillet
Revelstoke – Golden (1ère partie)
Le réveil s’est fait 4h30 du matin pour un départ à 6h, trouvez l’erreur ? Eh bien l’erreur, c’est la sacoche de Valentin qui malheureusement est cassée, qu’il a fallu réparer.
Patrick et Valentin ont commencé l’ascension du « Rogers Pass » (col Rogers) en suivant la rivière « Illecillewaet River ». Aucun répit pendant leur ascension qui a été régulière mais pas brutale, sauf sur les 2 derniers kilomètres. Ils ont essuyé à un bel orage et beaucoup de pluie, ce qui a bien rafraichi l’atmosphère.
Au cours de cette ascension, Patrick et Valentin ont traversé le Parc National du Mont Revelstoke et le Parc National des Glaciers. 2km avant le sommet, la pente s’est brutalement accentuée et nos cyclistes ont fini cette ascension à l’énergie. Une pause au col Rogers leur permet de visiter la maison du Parc des Glaciers mais il se laisse piéger par l’heure qui file : arrivés à 14h au sommet, ils ne sont repartis qu’à 16h15.
Pendant la descente, Patrick se rend compte qu’il a crevé de la roue avant. La réparation prend 30 minutes et les voilà à nouveau lancé dans les pentes avec un grand bonheur (4km de descente !). Patrick et Valentin passent plusieurs tunnels et se rendent compte que la pente de ce côté du col est beaucoup plus sévère. Qu’à cela ne tiennent, ça leur fait une belle descente.
A nouveau une crevaison à l’avant. 2 fois en 5 minutes, c’est évident que le problème vient du pneu et pas de la chambre à air. La pluie se met à tomber, encore une perte 30 minutes pour la réparation et ils reprennent leur descente folle vers Golden.
Après une quarantaine de minutes de descente, le relief s’aplanit un peu ils sont à nouveau obligé de pédaler. La pluie est incessante, Valentin commence à être fatigué, il souhaite s’arrêter et camper sur le bord de la route. Nos aventuriers cherchent alors un endroit pour planter la tente pas trop près des bois. Valentin craint les ours dans ce secteur. Lorsque les trombes d’eau cessent ils montent la tente, mais une fois le montage terminé, Valentin n’est plus sûr de vouloir rester à cet endroit. Il a un présentiment, les ours ne sont pas loin ! Ils démontent à nouveau la toile et repartent. L’heure est vraiment tardive maintenant, ils n’ont plus le choix que d’aller directement sur Golden.
Au détour d’un virage, ils tombent sur un hôtel Lodge. Lorsque la réceptionniste leur annonce le prix de la chambre, 377$, il est clair qu’à leur regard, elle comprend qu’ils ne resteront pas. Très gentiment, la réceptionniste voyant leur état de fatigue leur cherche une solution. Il y a un camping pas très loin, perdu dans les bois. Elle téléphone pour leur réserver une place, il est pratiquement 21h. Les voilà à nouveau parti sur la route.
Au bout d’une dizaine de kilomètres, ils prennent un chemin de terre défoncé, rempli d’eau. 10km de descente les amène au milieu du bois, près d’un lac, perdu, dans un camping qu’ils n’auraient jamais trouvé sans cette réceptionniste, leur bon samaritain du jour.
Trempés, transis de froid et les mains gelées, Patrick et Valentin montent la toile de tente et décident d’allumer un feu de camp pour se réchauffer et sécher leurs vêtements. Ce camping est vide à 90%, les voilà autour du feu à manger à plus de 23h, seul au monde !
Quelle aventure !
https://gandee.com/participate/1116
The wake-up was at 4:30 a.m. for a 6 a.m. departure—spot the mistake? Well, the mistake was Valentin’s pannier, which unfortunately was broken and needed repairing.
Patrick and Valentin began the ascent of Rogers Pass, following the Illecillewaet River. They had no respite during the climb, which was steady but not too harsh—except for the final 2 kilometers. They were caught in a strong thunderstorm and heavy rain, which significantly cooled the air.
During this ascent, Patrick and Valentin crossed Mount Revelstoke National Park and Glacier National Park. Two kilometers before the summit, the slope suddenly became much steeper, and our cyclists finished the climb purely on grit and energy. A break at Rogers Pass allowed them to visit the Glacier Park centre, but they lost track of time: reaching the summit at 2 p.m., they didn’t set off again until 4:15 p.m.
During the descent, Patrick realized he had a flat tire on the front wheel. The repair took 30 minutes, and off they went again, delighted to enjoy the downhill (4 km of descent!). Patrick and Valentin passed through several tunnels and noticed that the slope on this side of the pass was much steeper. All the better—it made for a great descent.
Another flat tire on the front. Twice in five minutes—it was clear the issue came from the tire, not the inner tube. The rain began again; another 30 minutes lost for repairs, and they resumed their wild descent toward Golden.
After about forty minutes of descending, the terrain flattened, and they had to pedal again. The rain was relentless, Valentin was getting tired, and he wanted to stop and camp on the roadside. Our adventurers then looked for a place to set up the tent, not too close to the woods. Valentin feared the bears in this area. When the torrential rain stopped, they set up the tent, but once it was up, Valentin no longer felt safe staying there. He had a bad feeling—the bears weren’t far! They took the tent down again and left. It was getting very late; they had no choice but to push on directly to Golden.
Around a bend, they came across a lodge hotel. When the receptionist told them the price of a room—$377—it was obvious from their faces that they wouldn’t be staying. Very kindly, seeing how exhausted they were, she looked for a solution for them. There was a campground not far away, lost in the woods. She called to reserve them a spot; it was nearly 9 p.m. Off they went again.
After about ten kilometers, they took a rough dirt road full of water. Ten kilometers of descending brought them deep into the forest, near a lake, to a remote campground they would never have found without the receptionist—their good Samaritan of the day.
Soaked, freezing, and with numb hands, Patrick and Valentin set up the tent and decided to light a campfire to warm up and dry their clothes. The campground was 90% empty; there they were, eating around the fire after 11 p.m., alone in the world.
What an adventure !